Quelques techniques bioclimatiques spécifiques.

architecte thierry noben
  1. Les serres bioclimatiques : c’est un volume vitré capteur, séparé du logement par une paroi munie de fenêtres ou de portes fenêtres. C’est un espace tampon occultable, et naturellement ventilable. Sa conception (isolation, dimensionnement, sol, etc.) est très variable et peut mener à des bilans thermiques très différents.
  2. Les murs capteurs et les murs trombes : c’est un mur constitué d’un vitrage disposé devant une paroi lourde, et séparé par une lame d’air. La masse du mur accumule, conduit et diffuse la chaleur par rayonnement vers l’intérieur de l’habitation. Le mur trombe comporte en plus des orifices de communication entre la lame d’air et l’espace de vie, permettant aussi un transfert thermique par convection naturelle.
  3. Le puits canadien : c’est un échangeur thermique constitué de canalisations souterraines dans lesquelles l’air transite avant d’arriver à la maison. Selon la saison, l’air s’y réchauffe ou s’y refroidit. A 2 m de profondeur, la température du sol est constante et ne dépend pas de la météorologie.
  4. La ventilation : elle permet de renouveler l’air intérieur pour satisfaire les besoins en oxygène, évacuer la vapeur d’eau et réduire les pollutions intérieures. Elle peut être naturelle ou mécanique, couplée à un système de récupération de la chaleur ou à un puits canadien.

Ce sont là quelques pistes à suivre pour construire ou rénover son habitat « à la mode bioclimatique ». Mais, il ne faut pas perdre de vue que l’habitat bioclimatique est aussi un mode de vie réfléchi et qu’on peut aussi résoudre un certain nombre de problèmes énergétiques en adoptant quelques comportements simples, comme vivre avec le soleil, ouvrir et fermer des protections nocturnes en hiver (volets), opter pour du double vitrage, ne pas surchauffer son logement…faisant des occupants des habitants actifs de leur maison.