A l’abri des mauvaises ondes.

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A l’abri des mauvaises ondes par Evelyne Gronier

On dit que les chats absorbent les ondes négatives qui émanent des individus et qu’ils ont la faculté de les transformer en ondes positives. Voilà pourquoi ils seraient si reposants… Mais savez-vous qu’ils absorbent aussi les ondes négatives des lieux dans lesquels ils vivent, qu’ils les recherchent d’ailleurs alors qu’un chien les fuit ?

Mais que sont donc ces ondes qui, semble-t-il, sillonnent notre terre ? Explications par Thierry Noben, architecte géobiologue belge, installé au Luxembourg.

 

La géobiologie étudie les énergies de la terre et leur influence sur le vivant. Ces énergies proviennent, entre autres, de failles géologiques, de courants d’eau souterrains et de lignes de force constituées en réseaux. Un Docteur en médecine allemand, Ernst Hartmann, a déterminé, dans les années 1950, qu’il existait un véritable maillage de lignes telluriques orientées Nord-Sud répétées tous les deux mètres et Est-Ouest, répétées tous les deux mètres cinquante. Ces lignes seraient provoquées par la présence de nickel dans le sous-sol. Un deuxième réseau, nommé réseau Curry du nom du chercheur et météorologiste allemand qui l’a mis en évidence, circulerait, lui, en diagonales par rapport aux lignes Hartmann, tous les huit mètres. Il serait dû à la présence de fer. D’autres réseaux sont liés à la présence d’autres métaux (cuivre, or, cobalt, zinc…) mais les réseaux Hartmann et Curry seraient les plus perçus par l’Homme.

Comment peut-on percevoir la présence de ces lignes dans un lieu ? « Avec l’aide d’outils de mesure comme la baguette de sourcier ou un lobe antenne composé d’un fil de cuivre, explique Thierry Noben. Mais ce ne sont pas ces appareils qui détectent leur présence, c’est le ressenti de la personne qui s’en sert. Chacun est en mesure d’utiliser ces instruments pour peu qu’il soit réceptif et à l’écoute de ces forces. »

Pour le géobiologue, les intersections des lignes du réseau Hartmann, appelées nœuds Hartmann, forment des points pathogènes qui s’aggravent encore si elles se superposent avec l’intersection d’une ligne Curry. « Elles perturbent l’échange cosmotellurique, précise Thierry Noben, et provoquent des disfonctionnements chez les individus qui peuvent aller du simple mal-être au développement de maladies graves comme le cancer, en passant par des insomnies, des migraines ou des problèmes de respiration. »

Alors comment les éviter ? « Mon rôle d’architecte est de concevoir des maisons dans lesquelles mes clients vivront le plus en harmonie possible. C’est pourquoi j’ai adjoint cette formation de géobiologue à ma formation initiale d’architecte. Mais il est évident que si un client ne souhaite pas prendre en compte ces critères, je ne lui impose pas. Cependant, à titre personnel, je trouve indispensable de s’en soucier très en amont, c’est-à-dire dès l’achat du terrain. Je peux donc proposer un diagnostic du terrain convoité. Malheureusement, au Luxembourg, les terrains sont rares et petits. Le choix n’est donc pas forcément possible. Mon rôle sera alors d’implanter la maison dans la zone la moins perturbée possible par ces ondes, puis, de disposer les pièces de la maison de façon à ce que seules les pièces de passage, et non pas les pièces à vivre, soient touchées par les ondes. »

La chambre à coucher est, pour les géobiologues, le lieu le plus délicat. Chaque individu y passe en effet près de 8 heures par jour sans bouger, et, allongé, il présente aux ondes la totalité de son corps. Il y est donc particulièrement exposé…

Est-il possible d’échapper à ces ondes et donc à leur influence ? Pour la chambre, il suffirait parfois de changer le lit de place ou d’orientation pour que d’éventuels problèmes d’insomnie ou de santé disparaissent. Mais pour l’architecte Thierry Noben « il faut composer avec ces ondes qui peuvent se déplacer avec le temps, et les éviter…     à moins de s’entourer d’une sorte de cage de Faraday. Mais le risque est alors de s’isoler de toutes les ondes, dont les positives parce qu’il y en a, mais elles ne sont pas établies en réseaux. Le seul recours, si l’influence est vraiment très perturbante est… de quitter la maison !». Peut-être ces ondes sont-elles à l’origine de toutes ces légendes de maléfices et de malheurs que traînent derrière elles certaines demeures ?

D’autres influences néfastes

Pour réaliser un habitat sain, il faut aussi prendre en compte d’autres phénomènes qui font vibrer les aiguilles d’instruments plus objectifs de mesure basses, hautes et même hyper fréquences : les rayonnements électriques ou électromagnétiques. De même que les polluants, souvent détectés par des pipettes ou des capteurs de solvants.

Pour Isabelle Cari, consultante française en champs électromagnétiques, installée à Lille, « il ne s’agit pas de renoncer au progrès mais de faire en sorte d’en minimiser les nuisances ». En effet, les ondes électromagnétiques sont essentiellement liées à la technologie : la ligne haute tension passant à proximité d’une maison ou les ondes wifi désormais indispensables chez tous les internautes, représentent des agressions électromagnétiques à l’impact non négligeable sur notre fonctionnement général. Il est en de même des ondes des GSM, ou de celles de leurs antennes-relais.

Faut-il s’en passer ? Quasi impossible ! Mais s’en éloigner, oui. Préférer les câbles au réseau wi-fi. Ne pas placer de téléphone portable dans la chambre à coucher. Et autant de petits gestes que la jeune femme peut préconiser après un diagnostic de la pollution électromagnétique d’un habitat.

Quant à la pollution par des composants volatiles, elle est tout aussi insidieuse… et importante. Un système de ventilation mal réglé, la colle d’un papier peint ou d’une moquette, les formaldéhydes contenus dans les bois collés ou les contreplaqués, les produits d’entretien et même, plus en amont encore, les matériaux même de construction et les isolants… Et que dire des ondes diffusées par les couleurs ? Là aussi, Isabelle Cari est à même de diagnostiquer ces polluants et de conseiller ses clients dans le choix de leur décoration intérieure.

Certes, la géobiologie n’est pas une science et ne peut pas se revendiquer comme telle. D’aucuns la considéreront comme une croyance dépassée, tandis que d’autres ne jureront que par elle. A chacun de se faire une opinion, bien sûr. Mais c’est à connaître, de toutes façons, car il est certain que tout être vivant est influencé par son environnement. Il y est plus ou moins sensible, il y réagit plus ou moins fort. Et se créent alors des affinités plus ou moins profondes… autant qu’elles soient positives et saines !

Architecte Thierry Noben : info@architecte-noben.lu