La construction donne des garanties d’emploi, malgré le coronavirus.

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La crise du coronavirus n’a pas de gros impact sur l’emploi dans la construction. Selon une enquête de la Confédération Construction, à laquelle ont participé 481 entreprises, 66 % d’entre elles conserveront leurs effectifs, et 8 % engageront des nouveaux travailleurs. « La construction est donc toujours en quête de nouvelles recrues », explique Robert de Mûelenaere, Administrateur délégué de la Confédération Construction.

 

Selon les pronostics économiques de la Confédération Construction, le secteur connaîtra une forte baisse de ses activités de 10 % en 2020, et ce uniquement si nous connaissons une amélioration durant les troisième et quatrième trimestres de cette année. Ce coup dur aura cependant peu de conséquences sur l’emploi dans la construction de notre pays. 66 % des entreprises n’ont pas connu de changements dans leurs effectifs, 8 % ont même engagé de nouveaux talents. Les chiffres sont similaires en Flandre (64 % des entreprises n’ont pas connu de changements, 8 % une augmentation des effectifs) et en Wallonie (69 % des entreprises n’ont pas connu de changements, et 6 % une augmentation des effectifs).

Impact limité sur l’emploi

Robert de Mûelenaere, Administrateur délégué de la Confédération Construction : « Malgré le coup de massue qu’a subi notre secteur entre mi-mars et début mai, l’impact sur les pertes d’emploi a été limité. Juste avant la crise du coronavirus, les carnets de commandes des entreprises de construction étaient bien remplis, pour six mois environ. En un mois seulement, le nombre de travaux à exécuter a fortement diminué chez 70 % des entreprises. La reprise du 4 mai était donc très importante pour notre secteur et son personnel. »

Francis Carnoy, directeur général de la Confédération Construction Wallonne, relève à son tour « la hausse modérée du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés en avril 2020 dans le secteur de la construction : à peine 2,9% de plus qu’en mars 2020 (un mois d’écart), et à peine 3,3% de plus qu’en avril 2019 (un an d’écart) » (source IWEPS). Il se réjouit donc de cette relative résistance de l’emploi salarié dans les entreprises de construction dans le sud du pays, et y voit « une certaine forme de confiance dans l’avenir, sachant que les carnets de commandes du secteur garantissent toujours en moyenne 5 mois d’activité en Wallonie (contre 5,6 mois avant la crise), et sachant que les autorités régionales ont pris des engagements en matière de relance de l’activité en travaux d’infrastructures et en de rénovation énergétique ». La CCW a dès lors demandé au Forem, via la Ministre wallonne de l’emploi et de la formation Christie Morreale, d’accélérer la mobilisation des demandeurs d’emploi vers les métiers d’avenir dans la construction, et réactive par ailleurs sur les réseaux sociaux sa campagne « jeconstruismonavenir » destinée aux 15-25 ans.

Numérisation du secteur

Le secteur de la construction se tourne également vers lui-même afin d’attirer plus de personnes. Ainsi, il faut clairement montrer que ce secteur se numérise et s’industrialise fortement. La brique et le béton font bien sûr toujours partie de ses outils de travail, mais les drones et les imprimantes 3D aussi. En outre, il convient d’insister sur la diversité de ce secteur, non seulement en termes d’activité, mais aussi de grandeur. La construction offre la possibilité aux travailleurs de travailler dans des petites, moyennes ou grandes entreprises, voire dans des entreprises internationales.

 

Source: Confederatie Bouw – Confédération Construction